A comme… Alisier ou Allouchier
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Ni les premières nuits glacées ni les premières neiges de l’automne ne nous enlèveront le plaisir d’admirer, au long de nos randonnées, ces longues gouttes rouges pendant au bout des branches de l’alisier.
L’article en images
Bouquet d’alises
Des feuilles au dos duveteux
Des inflorescences parfumées
Bouquets blancs
Décor d’automne
A comme… Alisier ou Allouchier
Ni les premières nuits glacées ni les premières neiges de l’automne ne nous enlèveront le plaisir d’admirer, au long de nos randonnées, ces longues gouttes rouges pendant au bout des branches de l’alisier.
L’alisier, appelé aussi sorbier des Alpes, est montagnard. Il peut grimper jusqu’à 2 000 mètres d’altitude et coloniser les pierriers ou les clairières d’anciens alpages abandonnés. Au pays, on l’appelle plus volontiers alouchier, nom vernaculaire tiré du gaulois alouche signifiant prune sauvage.
Au printemps dernier, nous avions admiré ces belles inflorescences blanches au parfum délicat et ressemblant à s’y méprendre au sureau. Les feuilles très caractéristiques, ovales et finement dentées, se présentent avec une face lisse et brillante et un dos couvert de duvet blanc.
En automne, les fleurs se sont transformées en baies qui se balancent en multiples grappes écarlates. L’été indien leur a donné les tons chauds, du rouge à l’orangé, que seules les premières gelées de novembre feront passer au brun de la maturité.
Les oiseaux, grives et merles notamment, sont très friands de ces belles baies rouges, les alises, et s’empressent de s’en faire un festin avant le froid de l’hiver. Un comportement de survie pour ces petites bêtes mais, hélas, bien connu des oiseleurs d’autrefois qui n’hésitaient pas à tendre des filets entre les branches pour les capturer.
Toxiques pour l’homme, pas très sucrées et un peu farineuses, les alises sont aujourd’hui volontiers abandonnées aux oiseaux. Pourtant, cueillies blettes et cuites en confiture, elles régaleront la famille.
Riches en tanins, les alises auraient certaines propriétés médicinales, diarrhée, dysenterie…
Petit arbre pouvant atteindre une vingtaine de mètres de hauteur, l’alisier produit un beau bois lourd, homogène et très élastique. Sa souplesse et son grain fin en font un bois facile à sculpter, particulièrement recherché en ébénisterie, en gravure… ou même en confection d’instruments de musique comme les flûtes !