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Le tour du Mont-Banc en peinture N°17

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Impressions de fin de journée depuis les Drus.

Nous sommes en hiver.

Sur les plus hauts sommets, sur les dômes arrondis comme sur les aiguilles effilées, la neige recouvre le paysage. Elle a rempli les couloirs abrupts et uniformisé les glaciers, déposant son voile blanc sur tous les reliefs.

Diaporama de l’article

Légende photo :

Toile peinte par Lionel Wibault

Légende photo :

Toile reproduite et éditée dans le livre « Mon Blanc Tome 2 » : Peintures de Lionel Wibault dit Wibo et textes de Joëlle Dartigue-Paccalet

    Mont-Blanc N° 17

    Impressions de fin de journée depuis les Drus

    1994 – Huile sur toile – 73 x 100

    Nous sommes en hiver.

    Sur les plus hauts sommets, sur les dômes arrondis comme sur les aiguilles effilées, la neige recouvre le paysage. Elle a rempli les couloirs abrupts et uniformisé les glaciers, déposant son voile blanc sur tous les reliefs.

    Au tableau, né d’un croquis exécuté à la hâte un jour d’été depuis le sommet des Drus, le peintre-alpiniste-skieur ajoute, dans cette œuvre, sa parfaite connaissance de la montagne.

    Pour avoir gravi trente-cinq fois ce sommet, l’alpiniste en connaît toutes les difficultés, tous les pièges à éviter. Il a également gravé dans sa mémoire visuelle tous les panoramas qui se déroulent depuis sa cime au point de pouvoir reconstituer les 360° du tour d’horizon.

    Mais ce point de vue hivernal révèle également le professionnel du ski et de la neige, avec ses couleurs et ses formes, ainsi qu’avec toutes les subtilités de ses nuances prenant tour à tour la couleur du ciel ou celle des rochers, la couleur de l’ombre et celle du pâle rayon de soleil de l’hiver… Le vent souffle en écharpes de poudreuse glacée, tandis que de fines nuées marquent les profondeurs.

    Les formes laissées dans l’ombre froide et floue contrastent avec de délicates taches de soleil. Ainsi, sur la gauche, rayonne le modeste Plateau de la Vierge d’où émerge un insignifiant sommet d’à peine plus de 3 000 mètres d’altitude. L’équilibre est rétabli avec la blancheur immaculée des neiges du Goûter, à droite.